Que je vous raconte !

 

 

En Juillet 1967, mon papa, qui venait nous rejoindre en vacances à Saint Gilles Croix de Vie (Vendée) a pris en stop un couple de jeunes campeurs hollandais.

Ils ont planté leur tente dans le fond du jardin, c'est ainsi qu'EKY et moi sommes devenues amies !

Elle avait 18 ans et moi 16 !

EKY ET FLO 1967

Nous n'avons jamais cessé de nous écrire, de nous voir autant que possible !

Elle s'est mariée avec son amoureux suédois, moi avec mon amoureux de lycée...

Nous avons eu des enfants, elle deux garçons, moi deux filles, que nous avions rêvé de marier (mais bon !....)

Les enfants ont joué souvent ensemble sans se comprendre, mais çà ne les gênait pas du tout !

Mes filles ont des souvenirs de cabanes en forêt, de baignades dans les fjords suédois, de gâteaux à la canelle...

Avec Internet, nous pouvons maintenant nous écrire presque chaque jour, nous envoyer des photos de nos enfants devenus parents, de nos petits enfants, on en a chacune 4 !

Elle et son mari sont aussi bien entendu venus plusieurs fois en France, en témoigne cette photo prise récemment au Musée de la Piscine de Roubaix !

EKY ET FLO 2017

 

50 ans d'Amitié !

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En Août 1967, j'ai aussi eu la chance de partir au Danemark pour la première fois !

J'ai habité trois semaines dans une famille, à Fredericia dans le Jutland, chez des professeurs du lycée voisin.

Madame Andersen, française et enseignant cette langue, m'a invitée à venir avec elle en classe pour parler français avec ses élèves !

J'avais 16 ans, et eux 18 ! La vie scolaire danoise n'avait rien à voir avec celle que nous avions alors en France ! Liberté totale !

Vous imaginez aisément les bonnes vacances que j'ai passées, invitée chaque jour par l'un ou par l'autre, à visiter, faire du bateau, participer à des fêtes....

C'est à ce moment précis que j'ai rencontré mon amie INGELISE, danoise donc.

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Elle vivait alors à Middelfart, en Fionie, petit port cher à mon coeur.....

Je suis retournée, comme vous le savez, très souvent la voir, et après mon mariage, mon mari et moi sommes "montés" aussi très souvent voir mes deux amies scandinaves et leur famille, pour des mariages, des anniversaires, des vacances ensemble, l'une habitant Copenhague, et l'autre juste en face, à Helsingborg côté suédois !

Et c'est toujours ainsi !

Très bientôt j'espère, nous allons "remonter" en Scandinavie pour célébrer ces 50 ans d'Amitié  !

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Tous ces voyages nous les avons souvent faits aussi avec d'autres amis, et plus particulièrement un que j'ai connu sur les bancs du lycée, en seconde, en Septembre 1967 !

Il est comme mon frère celui-là, mon pilier : l'amitié entre garçon et fille est un lien extrêmement fort.....

 

çà c'est le jour de ses 60 ans, il écoutait mon petit discours !

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Et là c'est tout récemment chez PAR HASARD OU PAS ..... 

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Un petit air de Clooney non ?

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mes beaux gosses, à Brême, sur le chemin du Nord justement !

On a commencé par partager les bancs du lycée, lui à gauche (il est gaucher !) moi à droite, lui râlant pendant les devoirs de philo, parce qu'il n'avait jamais rien à dire, et que moi je scribouillais à qui mieux mieux ! (ce qui lui permettait d'ailleurs de mater la prof tout à fait à son goût !!!)

 

Nous avons ensemble des souvenirs, des émotions, des peines, des bonheurs, des fous rires, des larmes, partagés quasiment au quotidien. on ne reste jamais longtemps sans s'appeler, sans se voir ... Je peux même me vanter (et il le sait !) de lui avoir fait rencontrer celle qui devait partager sa vie, devenue elle aussi une amie chérie !

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50 ans d'Amitié !

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J'ai toujours gardé en tête ce passage des essais de Montaigne, pour son ami La Boétie :

Au demeurant, ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ce ne sont qu'accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité, par le moyen de laquelle nos âmes s'entretiennent. En l'amitié de quoi je parle, elles se mêlent et confondent l'une en l'autre, d'un mélange si universel qu'elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes. Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne se peut exprimer, qu'en répondant : « Parce que c'était lui, parce que c'était moi. »

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Dès que les allers-retours de l'homme vers son hôpital préféré vont s'espacer, nous allons faire une virée au Nord et rassembler tout ce beau petit monde pour une fête mémorable ! foi de Goumy !

Je vous raconterai, promis !!!

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