Je me souviens, enfant.... les soirs d'été,

on avait le droit de rester un peu jouer dehors, aucun danger à l'époque :

On se donnait rendez-vous avec les autres enfants de la rue pour jouer à Je déclare la Guerre, ou à 1,2,3 Soleil, ou à La Plus belle Pause.... on jouait entre filles, car les "gars au chocolat" n'aimaient pas trop nos jeux ! Ils préfèraient jouer aux cow-boys... Il y en avait un qui avait une magnifique patinette à pédale, et il faisait faire un "tour" à chacune des filles, du haut en bas de la rue  ! le roi n'était pas notre cousin ! Sauf qu'après c'était des discussions sans fin pour savoir laquelle de nous il préférait !!!

Souvent, on allait "faire un tour" avec les parents après le diner... Peu de voitures, on marchait à même la chaussée, dont on sentait la chaleur accumulée au long du jour, on passait devant les pavillons dont les fenêtres étaient grandes ouvertes, pour la fraicheur, sur des salles à manger d'où s'échappaient le cliquetis des assiettes, des bribes de conversations, des rires... dans la pénombre, pour ne pas attirer les moustiques !

Au retour, on croisait d'autres voisins qui faisaient de même, et on finissait la soirée à jouer pour les enfants, et à discuter pour les adultes, la nuit s'épaissisait, les hanetons tournicotaient, qu'on attrapait pour sentir leur vibrato au creux de nos mains fermées en "cornet" pour ne pas leur faire de mal, et puis on ouvrait d'un coup la cage pour les voir s'envoler le plus haut possible !

Puis un baillement, un second... les parents tapaient dans leurs mains et tout le monde obéissait : l'heure du lit avait sonné ! il n'aurait pas fallu rechigner, ou laisser transparaître le moindre agacement...

On savait que le beau temps serait au rendez-vous le lendemain, le ciel rougi et les nuages en "moutons" nous l'avaient prédit : donc on savait aussi qu'on allait recommencer demain, tout pareil, le bonheur quoi ....

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